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Posts by Tibeon

Des nouvelles de la Chimeterre

ChimeterreCertains l’auront peut-être remarqué, mais les deux premiers tomes de la Chimeterre n’étaient plus disponibles depuis le milieu de l’été, la faute de votre serviteur qui a souhaité profiter de l’arrivée prochaine du 3e tome pour donner un petit coup de dépoussiérage à la série. En clair, il y a plein de bonnes nouvelles à annoncer, que vous soyez déjà adepte de l’univers ou non ! Parce que oui, la Chimeterre revient et c’est pour bientôt.

Tout d’abord, les deux premiers tomes ont fait l’objet d’une révision, certains passages ont été modifiés, dans le but de les améliorer, soit par le style, soit par le fond. L’Aurochs Rouge a même eu droit à quelques ajouts, pour étoffer certains personnages. J’en parlais d’ailleurs déjà un peu ici le mois dernier.

Ensuite, qui dit nouvelle édition, dit nouvelle couverture. C’était l’occasion d’un relooking complet, avec pour objectif de donner à l’ensemble une véritable identité graphique. Les différentes illustrations avaient déjà filtrées sur les réseaux sociaux, aujourd’hui je vous présente le package final. Et je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi je trouve que ça a du Gueule !

Comment ça, je ne suis pas objectif ? Foutus bouffeurs de mandragore…

Enfin, dernière nouvelle et pas des moindres, c’est donc la sortie prochaine du troisième tome de la Chimeterre : L’Exilée. J’ai reçu voici peu les derniers chapitres passés au crible de ma correctrice. J’en profite pour lui faire une grosse dédicace au passage  : merci Marie-Christine (MC pour les intimes). Tout le monde se lève, standing ovation. Sérieux, on ne remercie jamais assez les correcteurs.
Le dernier rush est lancé, l’ultime relecture avant de passer à la mise en page… ça sent bon tout ça !

Bon, c’est bien beau, mais quand c’est que ça sort ?

L’Aurochs Rouge sera disponible dès la fin septembre, L’Ombre de Sonnecume suivra début octobre et L’Exilée, fin octobre ou début novembre… en numérique. Pour les versions papiers, il faudra encore s’armer d’un peu de patience, mais j’espère être en mesure de les mettre à disposition avant la fin de l’année.

Ensuite, je m’attaquerai au quatrième et dernier tome de ce cycle de la Chimeterre : Les crocs et l’écaille. Pour une bonne histoire, comptez six mois de griffonnage, laissez maturer trois bon mois, puis battez la page énergiquement pendant un mois. Confiez ensuite le tout à des pagineurs de votre connaissance, pendant qu’ils feuillettent, partez en vacances. A votre retour, ne vous étonnez pas de devoir battre à nouveau la page et la passer au brûloir. Une fois que la page est bien ferme et onctueuse, soumettez-là à un « entre-les-ligneur », retirez le surplus et les grumeaux. Enfin, reliez le tout et couvrez, voilà, c’est prêt ! Boulottez bien !

Et que les crocs vous gardent !

Les égarés d’Ys – recueil

Les égarés d'Ys

Format numérique
Prix : 3.50 €
Commander sur Amazon
Commander sur Fnac
Commander sur Kobo
Edition papier
Prix : 11.50 €
Commander sur Lulu
Commander sur Amazon

 

Paris, vers 1870.
Un inventeur à la limite de la folie, obsédé par la création d’automates capables d’exécuter le concerto parfait et mêlé à des meurtres sordides.
Un équipage de dirigeable improbable, mené par une duchesse déchue à la recherche d’un artefact abominable, alors que la guerre civile fait rage.
Un ivrogne en fin de parcours, en quête de lui-même au milieu d’une épidémie accompagnée d’étranges apparitions.

Quel rapport entre ces égarés d’Ys ? Sinon l’ambition d’un havre ?

Les égarés d’Ys réunit dans un même ouvrage Le concerto, Semaine sanglante et Le fiacre. Cet intégral comprend, en plus des trois nouvelles, deux textes courts : Le dit d’Ys, sorte de ballade qui réinterprète avec humour la légende d’Ys et Le havre qui vient conclure le recueil.

YS

Ys est un univers concept qui mêle fantastique et trame historique. Chaque nouvelle qui le compose peut être lue comme une histoire indépendante et autonome, mais chaque histoire apporte également des éléments qui permettent de mieux comprendre les autres nouvelles et l’univers d’Ys dans son entier. Chaque texte est un peu comme le fragment d’un tableau, une saynète qui vie par elle-même, mais qui prend toute sa dimension associée à l’intégralité de l’oeuvre.
En plus des égarés d’Ys, deux autres textes sont en préparation.

Le Gisant, qui paraîtra en octobre dans l’anthologie Sombres tombeaux, aux Editions du 38.

Fantasmagorie, en préparation avec ONNI sous forme de récit interactif.

Embrouillamini personae, ou comment imaginer ses personnages

Embrouillamini personaeDans le travail d’écriture, il y a quelques piliers incontournables : idée, intrigue, personnages, style… Et pour tous ces piliers, il est pratiquement impossible de faire quelque chose de fondamentalement original. Bien écrire ne veut pas dire savoir être original, mais savoir soigner ces piliers. Si en plus vous arrivez à être original à quelques % ou dizaines de %, c’est encore mieux. Les personnages sont à soigner tout particulièrement, car ce sont eux qui portent l’histoire et transportent le lecteur.

(suite…)

Le fiacre – nouvelle

 

Paris. Dans une cité enfin apaisée des conflits des hommes, une épidémie vient prendre la relève. La ville a peur, d’autant plus qu’un fiacre ténébreux a été aperçu. À en croire les témoins, il transporterait un ange et serait conduit par un démon ! Pour Le Quéant, ivrogne en fin de parcours, c’est l’occasion d’un étrange voyage qui le ramènera à lui-même...

Le fiacre est la troisième et dernière nouvelle qui compose les « égarés d’Ys », après Le concerto et Semaine Sanglante. Elle clos le projet sur une note encore plus fantastique que les deux nouvelles précédentes.

Ys est un univers concept qui mêle fantastique et trame historique, chaque nouvelle qui le compose peut être lue comme une histoire indépendante et autonome, mais chaque histoire apporte également des éléments qui permettent de mieux comprendre les autres nouvelles et l’univers d’Ys dans son entier. Chaque texte est un peu comme le fragment d’un tableau, une saynète qui vie par elle-même, mais qui ne prend toute sa dimension qu’associée à l’intégralité de l’oeuvre.

En plus des égarés d’Ys, deux autres textes sont en préparation.

Le Gisant, qui paraîtra en octobre dans l’anthologie Sombres tombeaux, aux Editions du 38.

Fantasmagorie, en préparation avec ONNI sous forme de récit intéractif.

Semaine sanglante – nouvelle

Semaine sanglante

 

Le Second Empire n’est déjà plus, que la toute nouvelle IIIe République débute son existence dans l’horreur et le sang. La Commune de Paris est matée de la plus violente des façons. Alors que la capitale est la proie d’affrontements tragiques, un curieux équipage s’apprête à aborder la ville depuis le ciel. Marie de Longueville doit récupérer un dangereux artefact avant que la folie des hommes ne réveille ce qu’il renferme. Mais que se passe-t-il quand on arrive trop tard ? Une course contre la mort et le temps.

Semaine sanglante est la seconde des trois nouvelles qui compose les « égarés d’Ys », après Le concerto. Il s’agit d’une nouvelle édition, légèrement révisée.

Ys est un univers concept qui mêle fantastique et trame historique, chaque nouvelle qui le compose peut être lue comme une histoire indépendante et autonome, mais chaque histoire apporte également des éléments qui permettent de mieux comprendre les autres nouvelles et l’univers d’Ys dans son entier. Chaque texte est un peu comme le fragment d’un tableau, une saynète qui vie par elle-même, mais qui ne prend toute sa dimension qu’associée à l’intégralité de l’oeuvre.

En plus des égarés d’Ys, deux autres textes sont en préparation.

Le Gisant, qui paraîtra en octobre dans l’anthologie Sombres tombeaux, aux Editions du 38.

Fantasmagorie, en préparation avec ONNI sous forme de récit intéractif.

Le concerto – nouvelle

Paris. La capitale vibre au diapason des grandes inventions du siècle de la vapeur. La dernière en date ? Les fabuleux automates musiciens de Charles Garnelet. Mais voilà que l’assassinat d’un compositeur bien en vue vient secouer les hautes sphères parisiennes. Au terrible s’ajoute le macabre, en sus de la vie, le malheureux s’est vu délester de son cerveau !
L’affaire est confiée à l’inspecteur Victor Chamberlin, l’esprit le plus brillant de la police parisienne. Une enquête où se mêlent l’étrange et le fantasque…

Le concerto est la première nouvelle des « égarés d’Ys » qui en compte trois. La seconde est Semaine Sanglante, déjà publiée une première fois sous le pseudo Tibéon et qui va faire l’objet d’une nouvelle édition dans le cadre des égarés d’Ys.  Le fiacre, qui complète cet ensemble, est encore inédite à ce jour.

Ys est un univers concept qui mêle fantastique et trame historique, chaque nouvelle qui le compose peut être lue comme une histoire indépendante et autonome, mais chaque histoire apporte également des éléments qui permettent de mieux comprendre les autres nouvelles et l’univers d’Ys dans son entier. Chaque texte est un peu comme le fragment d’un tableau, une saynète qui vie par elle-même, mais qui ne prend toute sa dimension qu’associée à l’intégralité de l’oeuvre.

En plus des égarés d’Ys, deux autres textes sont en préparation.

Le Gisant, qui paraîtra en octobre dans l’anthologie Sombres tombeaux, aux Editions du 38.

Fantasmagorie, en préparation avec ONNI sous forme de récit intéractif.

Le moment Bechdel

Test de BechdelOn ne présente plus le test de Bechdel, concept à la fois très simple et sophistiqué qui permet de se faire une idée sur la place des personnages féminins dans une oeuvre de fiction. Il s’articule autour de trois questions toute bêtes et pourtant significatives.

1 – L’oeuvre comporte (au moins) deux femmes identifiables.
2 – Ces deux femmes parlent entre elles.
3 – Leur conversation porte sur autre chose qu’un personnage masculin.

Pour réussir le test, il suffit de réunir ces trois conditions. C’est en général là que les choses se corsent. Bon nombre de fiction n’y parviennent pas. Personnellement, je n’ai pris pleinement connaissance de ce test qu’il n’y a que quelques mois. Quoi!!! hurleront certains et certaines, alors qu’il a été formulé il y a plus de trente ans!!! Que voulez-vous, personne n’est parfait. Et puis, j’aime collectionner les défauts pour pouvoir les corriger par la suite.

Evidemment, je n’ai pas résisté à la tentation de l’effectuer sur mes écrits. Une majorité le passe sans trop de difficultés, tous mes textes comprennent au moins deux femmes (souvent plus), généralement elles se parlent à un moment ou un autre et la plupart du temps, d’autre chose que d’un personnage masculin.
En vérité, je n’ai noté qu’un seul cas notable échouant à réunir ces trois conditions : le premier tome de la Chimeterre. Celui-ci ne manque pas de personnages féminins, pas moins de six y sont nommées, pour certaines avec des rôles importants. Cependant, l’univers et la manière dont j’ai construit l’intrigue amène à une conséquence drastique : elles n’échangent pratiquement aucune ligne de dialogue. Ce n’est heureusement pas le cas des tomes suivants.

J’ai récemment révisé et augmenté l’Aurochs Rouge, celui devrait bientôt faire l’objet d’une seconde édition. A cette occasion, j’aurai aisément pu ajouter un passage mettant en scène une conversation répondant aux critères du test de Bechdel. Je ne l’ai pas fait, il y a plusieurs raison à cela.

Le test lui-même est souvent défini comme un moyen de savoir si une oeuvre est sexiste ou non. Ce qui est faux, le simple fait de réussir le test ne permet pas de démontrer si c’est le cas ou non. Le test permet surtout de sensibiliser sur la question de la prédominance du genre masculin dans la plupart des fictions. Ce qui est déjà pas mal !
Ecrivez une histoire comprenant vingt protagonistes, deux femmes et dix-huit hommes. Ecrivez une seule scène avec les deux femmes et faites en sorte qu’elle réponde aux trois critères. Vous avez un récit qui ne comprend que 10% de femmes, ces dernières occupent probablement moins de 5% de l’espace narratif et pourtant vous réussissez le test. Vous vous dites que c’est gros ? Maintenant, imaginez que l’histoire en question se déroule dans une jungle vietnamienne, dans les années 1960 et à pour protagonistes des GI…

Qu’on ne se m’éprenne pas sur mon propos, le test de Bechdel est une excellente chose et j’adhère à 100% à l’idée. Mais une fois que l’on a connaissance de ce dernier, il est également très facile de le contourner. Les grandes firmes hollywoodiennes appellent ça « passer le script au filtre du Bechdel ».  Parfois, c’est fait avec finesse, parfois c’est totalement grossier et ne sert en rien la cause des femmes dans la fiction. J’appelle ça, le moment Bechdel.
Vous savez, c’est cette scène qui n’apporte strictement rien à l’intrigue, celle ou deux copines évoquent un souvenir (un grand classique), leur problème d’appartement, les horaires du métro ou leurs derniers achats (souvent vestimentaires). Quand c’est bien fait, cela peut donner plus de profondeur aux personnages, mais bien souvent ça ne sert qu’à valider le test. Je soupçonne même certains scénaristes d’en rajouter une couche histoire de souligner l’absurde de la chose. Visionnez l’extrait suivant, vous vous ferez une bonne idée de ce que j’entends par là…

Oui, bon d’accord… Là, je vous ai sorti du lourd, du très très lourd, même ! Dans tous les sens du terme. Si techniquement ça répond aux exigences requises, clairement, on est très loin de l’esprit d’Allison Bechdel  et Liz Wallace… Voilà une parfaite illustration qu’un film horriblement sexiste – American reunion, en l’occurrence – peu aisément passer le test de Bechdel.

A certain égard, ce test me fait penser au trois lois de la robotique d’Azimov. A l’instar des trois conditions du Bechdel, elles sont apparues dans une oeuvre de fiction. Ces deux concepts sont désormais utilisés dans la « vraie vie ». Les trois lois sont intégrées à la robotique actuelle, tandis que le Bechdel sert à évaluer les œuvres de fictions. Et tous les deux connaissent un vice de conception. Azimov c’est lui-même rendu compte des limites de ses trois lois et à ajouter une « loi zéro » pour y pallier.

Dans le cas des consignes de Bechdel, à l’origine il s’agit plutôt d’une « blague » visant à démontrer par l’absurde l’hégémonie des personnages masculins dans la fiction. On ne peut donc pas leur tenir rigueur de ne pas être parfaites. De fait, elles ont largement atteint leur objectif initial et participent à l’évolution vers un meilleur équilibre des genres. Toutefois, l’extrait ci-dessus montre qu’il est assez facile de priver ce test de son essence et de son esprit.

C’est pourquoi, à ma manière et sans prétention aucune, j’ai tendance à ajouter une quatrième  condition, une sorte de Bechdel+ :

1 – L’oeuvre comporte (au moins) deux femmes identifiables.
2 – Ces deux femmes parlent entre elles.
3 – Leur conversation porte sur autre chose qu’un personnage masculin.
4 – La conversation apporte des éléments à l’intrigue.

On peut le formuler différemment, mais l’idée c’est que si une discussion entre deux personnages féminins permet de faire progresser l’histoire sans qu’il soit mention d’un personnage masculin, au moins une des deux femmes est moteur dans l’intrigue. Ceci, incontestablement, ne peut pas s’improviser en ajoutant un dialogue bidon.

Lors de la révision de L’Aurochs Rouge, je n’ai tout simplement pas trouvé de scène à ajouter qui réunissent ces quatre critères. Et je n’allais pas appliquer dans mes écrits une méthode que je dénie. Le roman comprend suffisamment de femmes fortes ou importantes pour l’intrigue et ces révisions ont notamment servi à étoffer l’un des personnages féminins, avec un apport qui sans être fondamental, est réel. Et je préfère cela plutôt que sacrifier à une fausse éthique.

Le test de Bechdel ne peut pas permettre de juger un roman ou un film, mais il est à la fois une bonne indication sur l’équité des genres dans une oeuvre de fiction, et un bon moyen d’en dénoncer certaines dérives, ou réflexes qui ne devraient plus avoir lieu au XXIe siècle. Il y aura toujours des histoires qui échoueront à réunir tous les critères, de part l’univers, le sujet, le cadre historique… Tout comme certaines histoires peuvent échouer à passer un test de Bechdel inversé (un récit dans un pensionnat pour jeunes filles, par exemple).

Mais je crois que dans les récits de l’imaginaires, où les univers peuvent être libérés des carcans qui nous entravent encore, parfois de façon inconsciente, rechercher cette équité est une force.

Tentacles Catch – nouvelle

Tentacles Catch

 

Des enquêtes à mener ? Des indices numériques à récolter ? Une visite dans des catacombes ? Une ballade dans un cimetière ? Un vieux manuscrit virtuel bourré d’ondes maléfiques ? Un sbire à combattre ? Des monstres à tuer ? Bienvenue dans Tentacles Catch ! Le jeu sur smartphone et en réalité augmentée qui cartonne ! Frissons garantis ! C’est quoi le but ? Ben, chasser des Grands Anciens, évidemment ! Attends, je vais te montrer…

Une petite nouvelle sans prétention qui, d’une certaine façon, rend hommage à l’oeuvre de H.P Lovecraft.