Bout de chaîne…

J’ai récemment été « taggé » par Maïm Garnier. En général je fais l’impasse sur les chaînes de ce type, pas ma tasse de thé. Mais bon, ça parle d’écriture et Maïm le vaut bien, donc pour une fois je fais une exception, sans langue de bois !
Par contre, pour rester au moins partiellement en accord avec mes convictions profondes (ouais, j’en fais un peu trop ?), je ne taggerai personne en retour, je serai un bout de chaîne, un cul de sac, un trou noir, un… Bref, vous avez compris l’idée ^^.

Allez zou, sans plus de bavardage, place au jeu des questions/réponses.

De quoi as-tu le plus besoin lorsque tu t’immerges dans l’écriture ?
Un masque et un tuba, des versions spéciales faites sur mesure, imperméables à l’encre et au thé.

Quelle est le plus grand fou rire que tu aies eu en écrivant ?
Aucun. Non sérieux, je ne fais pas parti de ces gens qui s’esclaffent en racontant leurs propres blagues. Je me délecte, je m’extasie, mais m’esclaffer… jamais !
Je préfère rire des blagues des autres, en plus elles sont souvent meilleures.

Comment décrirais-tu l’inspiration, la Muse ?
En ce moment ? Alors heu… Merde, c’est privé quoi !

Comment choisis-tu les noms et les prénoms de tes personnages ?
– Bonjour !
– Oui c’est pourquoi ?
– Ben… Pour l’annonce, là. Le casting.
– Ah, oui… C’est vrai. Z’avez vot’ CV ?
– Tenez…
– Bordel ! C’est quoi ça ? Bernard Blanc ?
– Ben… C’est mon nom…
– C’est tout pourri ! Vous avez autre chose, un surnom ?
– Mes amis m’appellent Bernie.
– Merde, pas mieux… Bon, vous êtes né quand ? Ah… c’est marqué ici. Le 8/08/88… Z’êtes vraiment pas gâté. Voyons. Bernard B… B.B… Ber’août… BB8… Rien à faire ! Z’avez vraiment pas le nom de l’emploi. Tenez.
– C’est quoi ça ?
– Une adresse pour un autre casting, des mecs qui font une sorte de space opera, tentez votre chance, on ne sait jamais.

Quels sont les qualités d’un roman inoubliable, selon toi ?
D’être lui-même.

Quelles différences as-tu remarqué dans ton écriture lorsque tu écris au clavier et au stylo?
La rapidité.

Qu’as-tu le plus de difficulté à imaginer, lorsque tu as besoin de comprendre tes personnages ?
Rien. Et tout.

Quelle est la première action que tu fais le jour où tu termines d’écrire un roman ?
Lever les doigts du clavier ?

Quelle adaptation de roman au cinéma t’a laissé le plus beau souvenir ? Pourquoi ?
Là je sors mon joker. Je ne peux pas me résoudre à limiter la réponse à un seul film, une seule adaptation, c’est nécessairement réducteur. La pluralité est une richesse que ne saurait contenir une seule émotion, un seul souvenir.

Quelle est la seule raison qui pourrait te faire renoncer provisoirement ou définitivement à terminer un roman – à part ton propre décès, bien entendu – ?
Non mais c’est quoi cette fixette, ce sectarisme ? La seule raison… Pfff…
Je considère chaque projet comme étant unique et partant de là, les aléas que peut rencontrer un projet lui sont propres. Il y a donc une multiplicité de raisons pour une multiplicité de romans.

Qu’est-ce qui te motive le plus pour agir lorsque les difficultés s’amoncellent ?
Vivre.