Ray’s Day !

Aurochs Rouge par TibéonAujourd’hui, il s’agit de la première édition du Ray’s Day, une initiative lancée par Neil Jomunsi pour fêter l’écriture, les mots et surtout la lecture sous toutes ses formes.

En manque de temps, je propose malgré ton mon humble participation à cet événement en vous proposant la lecture d’un chapitre encore inédit du roman l’Aurochs Rouge, premier volet d’une trilogie dédiée à l’univers de la Chimeterre.

Et pour aller plus loin avec le Ray’s Day, n’hésitez pas à vous rendre sur la page FB du projet.

– Debout !
L’ordre provoqua une belle pagaille. On secoua les toiles, on s’ébroua dans la fraîcheur du soir, on maudit l’humidité ambiante. On se résigna aussi. Les paquetages s’entassèrent sur les dos et s’enfoncèrent dans la brume.
Cela faisait moins d’une semaine que l’expédition avait atteint la lisière de la Gueulande. Cela suffisait pourtant à installer un climat de peur et de doute dans les rangs. Vaerkin qui commandait la compagnie ne l’autorisait pas à rester plus de deux jours au même bivouac. Le titre de Torchar qu’il portait, désignait le plus haut grade que l’on pouvait obtenir au sein des gardes-flamme. Cependant, il correspondait à une appellation relativement vague. Selon le poste qu’un Torchar occupait, son rôle pouvait aussi bien correspondre à celui de capitaine ou de général. En temps normal, Vaekrin se chargeait principalement de la garde de la ville des Tours-Feu. A cet instant, il menait la vie dure à la compagnie et faisait tout son possible pour s’assurer du succès de la mission confiée par Pérille.
Profitant du couvert de la nuit, la troupe allait d’îlots perdus dans les marais à des bosquets isolés dans la brume, de creux humides et poisseux à des rocs glacés. Les feux étaient proscrits bien-sûr. Pourtant, pour le moment ils n’avaient pas aperçu l’ombre du moindre Gueule. Une fois, pendant le trajet jusqu’à la Gueulande, ils avaient failli se faire surprendre par une meute de près de deux cent guerriers. Sans la vigilance des éclaireurs, l’expédition se serait achevée prématurément. Mais depuis, plus rien.

Télécharger l’extrait complet (pdf)